Pacifismes

Pacifismes

Histoire plurielle d'une idée controversée

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« […] le pacifisme au xixe siècle prit plusieurs visages : religieux, philosophique (des Lumières), juridique, éthique, libéral, humanitaire, social, “absolutiste” ou “possibiliste”. Culturellement et idéalement irréductibles les uns aux autres, ces courants partageaient néanmoins une empreinte commune : la vocation universaliste. Au xxe siècle, la situation changera, et ce changement aura été préparé par une “mi-temps”, soit les premières années du siècle, durant laquelle de nouvelles idées s’imposent – tout d’abord le nationalisme et, sur un front idéologique et politique opposé, le socialisme. »

UGS : 9788869765261 Catégorie :
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L’histoire du pacifisme – c’est-à-dire l’ensemble des doctrines, réflexions individuelles et collectives, mouvements sociaux et d’opinion qui, au cours des deux derniers siècles, se sont reconnus dans une définition de la guerre comme antivaleur – est plutôt une histoire de « pacifismes » : histoire plurielle où convergent toute une série de positions et de sensibilités unies par un sentiment de répulsion de plus en plus répandu envers la pratique de la guerre, mais tout à fait divergentes, voire contradictoires, dans leurs motivations et dans leurs prémisses culturelles. Au cours du xxe siècle notamment, le pacifisme des origines, caractérisé par une vocation humanitaire et cosmopolite, s’est vu rejoindre par un genre de pacifisme inédit et qui répond, en partie, à des revendications opposées : ne pas s’impliquer dans des guerres « d’autrui » car « ce n’est pas notre affaire ».

Ainsi, un « pacifisme national » – que l’on pourrait aujourd’hui qualifier de « souverainiste » – est apparu qui a vu, dans les années 1930, de nombreux nationalistes français, anglais et américains s’opposer à la perspective d’une guerre contre les fascismes au nom de la paix. Il s’agit d’un « néopacifisme » destiné à s’enraciner profondément et durablement dans l’opinion publique occidentale, comme en témoigne fortement de nos jours en Europe l’opposition généralisée à des formes directes de soutien, y compris militaire, à la résistance ukrainienne contre l’invasion russe ; et c’est une sensibilité qui a comme critère de jugement moral la primauté de l’intérêt national sur les préoccupations humanitaires générales et universalistes.

Roberto Della Seta se partage depuis toujours entre son engagement dans l’associationnisme environnemental et son activité de chercheur. Il a été président de Legambiente, la principale association écologiste italienne. Il est l’auteur d’essais sur l’histoire de la pensée et des mouvements écologistes et sur l’histoire des idées au xxe siècle. Parmi ses ouvrages les plus récents figurent : Dal rosso al nero. Cento anni di socialisti e comunisti passati a destra (2021), Ecologista a chi ? Chiara fama e lati oscuri del pensiero green alla prova del Covid (2021), Il paradosso verde (2026).

Information complémentaire

ISBN

9788869765261

Date de parution

2026

Pages

390