« Di quella umile Italia »
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« Et les choses grandes, les choses riches et les choses sublimes ne deviennent poétiques que si elles sont ressenties et dites par une personne qui s’étonne devant elles, car c’est précisément cela qui est petit, pauvre et humble. »
Giovanni Pascoli
Issu du latin humus, le terme « humilité » désigne ce qui est bas, proche de la terre, et s’oppose à l’orgueil et à la vanité. Vertu chrétienne par excellence, elle trouve au XIIIe siècle un modèle inédit avec le franciscanisme, qui associe pauvreté, dépouillement et attention au vivant, influençant durablement l’art et la culture italienne, de Giotto à la littérature médiévale. De Dante à Auerbach, l’humilitas apparaît comme une voie vers la sublimitas. Mais l’humilité se sécularise aussi, traversant les siècles : Verga, Fo, Manzoni, Gramsci, Pasolini ou Morante l’érigent en outil critique, politique ou poétique, capable de donner voix aux oubliés, de repenser les hiérarchies et d’opposer au pouvoir institué une autre vision du monde. L’humilité, comme valeur spirituelle et geste de contestation, constitue-t-elle dès lors un trait distinctif de la culture italienne ?
Marguerite Bordry est maîtresse de conférences en Études italiennes à Sorbonne Université.
Flavia Crisanti, agrégée et docteure en Études italiennes, enseigne dans le secondaire.
Alexandra Khaghani, agrégée et docteure en Études italiennes, est lectrice d’échange à l’Université Federico II de Naples.
Anna Sansa, docteure en Études italiennes, est membre de l’Équipe littérature et culture italiennes de Sorbonne Université.
Ambra Zorat, docteure en Études italiennes, enseigne en tant que PRAG à l’Université Bourgogne Europe.
Information complémentaire
| ISBN | 9788869765032 |
|---|---|
| Date de parution | 2026 |
| Pages | 290 |
| Direction | Alexandra Khaghani, Ambra Zorat, Anna Sansa, Flavia Crisanti, Marguerite Bordry |




