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Une science cognitive sûre d’elle-même annonce des artéfacts conscients pour un futur proche. Mais, en définissant des fonctions de la conscience reproductibles dans les systèmes d’Intelligence Artificielle, ne néglige-t-elle pas son aspect indéfinissable qu’est l’expérience vécue ?
Une science cognitive sûre d’elle-même annonce des artéfacts conscients pour un futur proche. Mais, en définissant des fonctions de la conscience reproductibles dans les systèmes d’Intelligence Artificielle, ne néglige-t-elle pas son aspect indéfinissable qu’est l’expérience vécue ? Pourrions-nous d’ailleurs être sûrs d’avoir cloné la conscience dans un robot, si la seule preuve directe en était de nous mettre « dans sa peau » pour vivre ce qu’il vit en première personne ? En pratique, notre argument est indirect et s’énonce à la deuxième personne : « moi, être humain, tends à “te” reconnaître comme conscient ».
Faute d’être une hypothèse pleinement testable, l’idée de conscience artificielle révèle notre oubli que la conscience est origine de la connaissance (et de la re-connaissance) avant d’être propriété connaissable. Elle traduit le désir d’échapper à nous-mêmes en délégant notre être aux œuvres de la technoscience.
Information complémentaire
| ISBN | 9788869764813 |
|---|---|
| Date de parution | 2025 |
| Pages | 142 |
Philippe Rivet de Sabatier – Revue Études, 2026/3 N° 4335
« Michel Bitbol La conscience artificielle Une critique vécue »
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Sébastien Barbara – ACTU PHILOSOPHIA, 12 janvier 2026
« Michel Bitbol : La Conscience artificielle. Une critique vécue »
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Damien Festor – Xerfi Stratégies & Management, 9 décembre 2025
« L’IA, l’intelligence sans la conscience ? »
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Roger-Pol Droit – Le Monde, 10 octobre 2025
« La Conscience artificielle », de Michel Bitbol : la chronique « philosophie »
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